
Une étape concrète vient d’être franchie dans le développement des mobilités autour de Bâle. La construction du premier train destiné au futur S-Bahn (RER) trinational est désormais achevée, les premiers tests peuvent commencer, illustrant le passage progressif d’un projet longtemps théorique à une réalité tangible pour les habitants de la région des trois frontières.
Ce nouveau matériel roulant s’inscrit dans le cadre du projet Trireno. Dans une région où des dizaines de milliers de frontaliers circulent chaque jour, l’objectif est de proposer une alternative crédible à la voiture individuelle en améliorant et en mettant en cohérence de lignes existantes, avec une augmentation des fréquences et des liaisons directes. À terme, il doit permettre de connecter efficacement l’Alsace, le nord-ouest de la Suisse et le sud de l’Allemagne, dans une logique de réseau intégré.
Le premier train récemment achevé fait partie d’une série de 33 rames de nouvelle génération commandées par les Chemins de fer fédéraux suisses au constructeur Stadler Rail. Ces trains de type Evo FLIRT, spécialement conçus pour les besoins du S-Bahn trinational. Fabriquées principalement en Suisse, ces rames sont adaptées à la circulation transfrontalière et constituent un élément clé du développement du réseau.

Parmi les axes structurants figure la ligne S2 du S-Bahn trinational de Bâle, appelée à relier directement Mulhouse à Bâle, puis au reste du réseau suisse. Cette ligne doit jouer un rôle clé dans les déplacements quotidiens entre la France et la Suisse, avec des fréquences renforcées et des trajets sans correspondance. Chaque jour, 60’000 navetteurs opèrent dans le triangle frontalier de la Suisse, de la France, de l’Allemagne – 30’000 navetteurs à eux seuls entre l’Alsace et le nord-ouest de la Suisse. Parmi ceux-ci, environ nonante pour cent ont utilisé la voiture.
