Bonne nouvelle pour les habitants : la piscine thérapeutique du Felix Platter-Spital continuera d’accueillir le public. Une décision validée politiquement, qui confirme le rôle hybride de cette infrastructure, à la fois outil de soin et équipement accessible à la population.

Située au sein de cet établissement spécialisé en médecine du vieillissement, la piscine est avant tout dédiée à la rééducation. Chauffée et conçue pour des exercices en douceur, elle est utilisée dans le cadre de thérapies physiques. Mais depuis plusieurs années, elle est également ouverte au public pour des activités comme l’aquagym ou la natation douce, dans une logique d’intégration de l’hôpital dans la vie du quartier.

Le maintien de l’accès public n’allait pas de soi. La question a fait l’objet de discussions au sein du parlement cantonal de Bâle, notamment en raison des coûts d’exploitation et des priorités de l’établissement hospitalier.

Finalement, les élus ont choisi de maintenir l’ouverture au public, à l’issue d’un vote favorable. Cette décision traduit une volonté politique de préserver une offre accessible à la population, au-delà du strict cadre médical.

Plusieurs arguments ont pesé dans le débat comme manque d’infrastructures aquatiques dans certains quartiers, le rôle de la piscine dans la prévention et la santé publique ou encore l’importance d’un accès facilité pour les personnes âgées ou en rééducation.

Le maintien de l’accès public répond à une attente forte des habitants et des usagers réguliers. Dans une ville où la baignade dans le Rhin dépend des saisons, les piscines couvertes restent essentielles pour une pratique toute l’année. La piscine du Felix Platter offre en particulier une alternative adaptée à un public large, notamment les seniors ou les personnes en convalescence.

Entre santé publique et usage collectif

Cette ouverture s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’infrastructures de santé qui participent aussi à la prévention et au bien-être. Dans le cas du Felix Platter, cela correspond pleinement à la mission de l’établissement, centrée sur la mobilité et la qualité de vie des patients.

Reste désormais à organiser la cohabitation entre les usages médicaux et l’accueil du public. Cela passe par une gestion fine des horaires et des capacités.